Lettre du 1er août 2020

Instaurée en 1891, la fête nationale du 1er août commémore la volonté d’union qui caractérise notre Confédération. Se rassembler, célébrer à la lueur d’un feu de joie cette Willensnation qu’est la Suisse, cela semble presque anachronique en cette période où les masques complètent la panoplie estivale, où à défaut de se serrer les mains on se les désinfecte à longueur de journée.

Ils semblent loin les moments de partage et de camaraderie qui accompagnent l’été. Les apéritifs sur les terrasses ; les petits enfants en vacances ; les festivals en plein air. Pourtant, quand on y pense, notre pays a rarement été aussi uni qu’en cette période de pandémie.
Souvenons-nous : ce vendredi 13 mars, à Berne, Alain Berset, la mine grave, appelait les concitoyennes et concitoyens à entrer en confinement. Le jour-même, la Fondation était l’une des premières du Canton à inviter les proches et familles à repousser leurs visites, avant de décider le lundi suivant de la fermeture complète des sites.

Vingt-deux semaines plus tard, dès lundi, les portes de Beau-Site, Coteau-Muraz, Le Maillon et Montbrillant seront à nouveau ouvertes. Le port du masque et le respect des distances sociales seront toujours obligatoires mais les horaires et l’obligation de sonner avant d’entrer appartiendront au passé.

Hier comme aujourd’hui et demain encore, cette évolution n’est possible que grâce à la solidarité de toutes et tous. Le strict respect des consignes permet de conserver le cap du déconfinement et réduire aussi rapidement que possible (et lentement que nécessaire) les entraves au vivre-ensemble. Ce mouvement commun, cette implication de toutes et tous, voilà peut-être le symbole de l’union. En ce week-end du 1er août une partie de nos cœurs pleurent de ne pouvoir se rassembler comme nous l’avons toujours fait. Mais nous devons garder espoir : le soleil reviendra sur nos monts prédire d’un jour plus beau le retour.